mardi 11 septembre 2012

BIYA DÉGAGE!

Paul Biya
Apres 30 ans de pouvoir sans partage, sans compte rendu et logiquement non souverain au Cameroun, le Peuple Camerounais en a marre.
Les Camerounais dans leur écrasante majorité sont fatigués  de l'oppression, la kleptomanie et de l'impunité que votre gouvernement impose au Cameroun.  

CamerNation a décidé de prendre le devant dans une campagne populaire, avec pour but de vous faire entendre la voix du peuple Camerounais, qui comme un seul homme crie depuis maintenant plusieurs années du fond de nos entrailles: Biya Dégage!


Le bilan de votre régime est un des plus désastreux de l'Afrique moderne:


1- Les routes et infrastructures publiques
 Des zones entières de notre pays restent désespérément enclavées par le manque de route d’accès. Le nombre de routes praticables ou bitumés diminuent au jour le jour par manque total d'entretien. Les bâtiments et autres édifices publiques tombent en ruine. En 30 ans votre gouvernement n'a rien construit dans ce pays.

2- La santé
Le manque d'équipement de base et ressources minimales ont transformé les hôpitaux et dispensaires Camerounais en mouroir. Les épidémies et endémies de maladies banales attaquent et tuent des centaines milliers de Camerounais chaque année ; aucune politique fiable de prévention n’existe.

3- L'éducation
Les écoles, universités et lycées Camerounaises, jadis le fleuron de l'éducation en Afrique, sont désormais classées parmi les moins productives du continent. En 30 ans votre régime a introduit le clientélisme la corruption et la médiocrité dans l'éducation Camerounaise. Des établissements publiques sont créés sans édifices ni enseignants, ce qui reste de l'héritage colonial et de l'administration précédente tombe en ruine. La coupe drastique des ressources à l'éducation a fait de l'enseignant Camerounais un paria, l'école n'est plus un lieu d'apprentissage, les élèves sont rançonnés et les diplômes remis aux plus offrants.

4- L'économie
En 30 ans vous avez fait du Cameroun un des pays les plus endettés du tiers monde. Vous empruntez en notre nom, pour payer vos frasques à  vous, votre famille et vos amis. Vous passez une grande partie de l’année en séjour dans les hôtels Suisses et Français avec votre famille aux frais du pauvre contribuable Camerounais. Sous votre règne le Cameroun est sorti du Cercle des pays du tiers monde pour le quart monde des pays les plus pauvres. Votre gouvernement a tué le concept d’autosuffisance alimentaire cher à votre prédécesseur, aujourd’hui le Cameroun importe la quasi-totalité des produits de base.

 5- La justice
Vous vous êtes personnellement accaparé du pouvoir judiciaire au Cameroun, en violation flagrante de la constitution de notre pays. Désormais vous dictez vos volontés aux juges, procureur et autres fonctionnaires de la justice. L'impunité est règne en maitre au Cameroun, le peuple  a perdu le sens de la sécurité et toute confiance en la justice Camerounaise.

6- Le sport
L'équipe nationale naguère flambeau du football africain et fierté du peuple tout entier, est désormais la risée de toutes les équipes sur le continent. Le système mafieux et clientéliste de votre régime a infesté le sport au Cameroun. Toutes les fédérations sont entre les mains des hommes à vous qui sont motivés par leur enrichissement personnel au détriment du sport et des sportifs.
Les Biya du retour d'un des multiples voyages en Europe


A plus de 80 ans, dans toutes les sociétés du monde, l’âge de la retraite est largement dépassé. Biya prenez votre retraite! Remettez le pouvoir du peuple au peuple, afin qu'il décide de sa destinée. Nous sommes fatigués et déterminés  à vous faire entendre le son de notre voix et sentir notre engagement dans nos actions.  
Biya Dégage !!!

mardi 4 septembre 2012

Hôtel Intercontinental de Genève: résidence secondaire de Biya


Nos enquêtes et sources sures nous ont permis de localiser l'hôtel qui est devenu la résidence secondaire du chef de l'Etat Paul Biya: l'Hôtel Intercontinental de Genève.
 l'Hôtel Intercontinental de Genève
Monsieur Biya et des gens de son cercle rapproché , se donnent le plaisir de longs séjours extrêmement couteux dans cet établissement hôtelier, une grande partie de l'année aux frais du pauvre contribuable Camerounais.

Pendant que le peuple manque du minimum vital dans les domaines de la sante et couverture sanitaire, l'eau potable, l'éducation et la sécurité, Biya et ses amis dilapident des sommes astronomiques pour se donner du bon temps et gaspiller les maigres ressources de la république dans cet hôtel.

CamerNation invite tous les Camerounais de par le monde à appeler cet hôtel au numéro sous indiqué, pour expliquer au personnel et dirigeants de cet hôtel que l'argent que Biya et ses amis dépensent dans cet hôtel appartient au peuple Camerounais.
L'hôtel Intercontinental de Genève se fait complice dans l'accentuation de la misère et la clochardisation du peuple Camerounais. Nous invitons les Camerounais à ajouter leur voix à la campagne pour demander à cet hôtel de ne plus accepter Biya et ses amis comme clients. Nous devons clairement faire savoir aux dirigeants de l'Hôtel Intercontinental de Genève que le peuple Camerounais ne va plus se taire, nous allons perturber leur entreprise tant qu'ils choisiront de participer au pillage de notre pays.

Voici le contact de l’Hôtel Intercontinental de Genève
l’Hôtel Intercontinental de Genève
Adresse complète:

l’Hôtel Intercontinental de Genève
7-9, Chemin du Petit Saconnex
1211 Genève Suisse.

Telephone:
00 41 - 22 919 39 39

Notez que 41 c'est indicatif téléphonique de la Suisse.

dimanche 20 mai 2012

20 Mai 1972 - 20 Mai 2012: Apres 40 ans le Cameroun n'est pas toujours une République Unie.


En ce jour du 20 Mai le Cameroun fête l'unité du Cameroun, fête nationale, c'est la commémoration de l'union entre le Cameroun Anglophone et le Cameroun Francophone.

A CamerNation nous pensons qu'il y a une union encore plus importante, qui n'a pas encore été amorcée et qui va être vitale pour la nation Camerounaise: l'union entre le gouvernement et le Peuple Camerounais.

L’état des lieux est lamentable, Il y a 2 parties bien distinctes au Cameroun : le Cameroun de Biya et ses amis  et le Cameroun de la majorité des Camerounais. Ces 2 parties du Cameroun pourtant interdépendantes ne se rencontrent jamais. C’est 2 mondes appart.

Le Cameroun de Biya et de ses amis

Il s'agit du président Biya, sa famille, ses amis, son entourage immédiat et ceux qui bénéficient de ses faveurs et sont récompensés avec des postes ministériels de hauts fonctionnaires de l'état et des dirigeants des entreprises publiques et para publiques.

Le journal Foreignpolicy.com estime la fortune personnelle de Paul Biya entre 200 et 300 millions de Dollars, ce qui inclut des châteaux en Europe.


Paul Biya en Famille



La cour du chef, comme il convient de l'appeler  est constituée d'une clique complexe aux ramifications tribales et politique. Ces gens vivent la belle vie dans des belles villas et se déplacent dans nos cites dans des belles cylindres a valeur du salaire a vie du Camerounais moyen. Leur enfants fréquentent un liste sélectionnée d'écoles privées, souvent des écoles pour enfants d’expatries.  Beaucoup ont ainsi des moyens d’envoyer leur progéniture dans des universités et grandes écoles d’Europe ou d’Amérique.

Biya lui-même passe la majeur partie de son temps a l'étranger en France, Espagne, Suisse ou Allemagne, il séjourne avec ses proches dans des hôtels luxueux des cités balnéaires et des lieux de villégiature des stars de sport et Cinéma du monde entier.


Paul Biya et Chantal Biya

Le clientélisme et corruption au sommet de l'état est devenu une religion, un véritable système de caste, ou le chef Biya choisi personnellement les membres, Les faveurs sont monnayés par des postes et l'argent. Les Camerounais du bas peuple aspirent souvent à enter dans la caste présidentielle. La guerre fait rage, les perdants se retrouvent coupés, bannis et souvent finissent au cachot, la prison centrale de Kondengui est devenu le cimetière des anciens amis.



Chantal Biya et Paris Hilton




La belle vie de la caste Biya est financée par les richesses et ressources du Cameroun. Les ressources pétrolières et ses recettes sont sous le contrôle de la SNH qui ne répond qu'au chef Biya lui-même. L'affaire albatros on aura eu une vue interne sur l'utilisation  des recettes du pétrole Camerounais, Une caisse noire pour financer les excès du régime.  Le bois et autres ressources naturelles du Cameroun sont librement pillés et dilapidés par des sociétés étrangères dont l'agreement et les profits sont négocies dans les sphères du haut de l'état.


Le Cameroun de la population Camerounaise


Pendant que les choisi du régime vivent la grande vie, une majorité de la population Camerounaise vivent la misère quotidienne. Une misère chronique auquel le régime au pouvoir est resté aveugle et sourd.



La majorité des Camerounais vivent la misère chronique.




Le peuple Camerounais jeté a son sort, se bat avec courage et inventivité, dont la détermination reste frileuse devant les défis majeurs du chômage endémique avec des taux dépassant les 70% dans la majeure partie du Cameroun, une éducation à l'abandon, les communautés se cotisent pour acheter des banc d'école et construire des salles de classe, la sante qui est devenu l'affaire des charlatans et autres médecins autodidactes, les coins de rue des grandes ville sont devenu des cliniques à ciel ouvert, où il n'est pas rare de voir des citoyens couches à même le sol avec une perfusion dans le bras.


Les diplômés de nos grandes écoles et universités se convertissent rapidement à la fin de leurs études, le chômage chronique ne leur donne d'emblée aucune chance de trouver du travail. Beaucoup deviennent vendeurs à la sauvette, chauffeur de taxi, coiffeur, pharmacien autodidactes, conducteur de moto taxi ou encore exercent dans une de ces profession libérales dont seul les Camerounais ont le secret.

conducteurs de moto taxi 


La feymania est désormais célébré au détriment de l'effort. Le désespoir s'est emparé de la communauté, tout ce qui peut améliorer le quotidien est célébré.
La prostitution atteint des proportions regrettables, les nuits dans les grandes villes voient la naissance d'une nuée de jeunes filles autours des grandes avenues, les coins de rue sont les lieux de passe où l'argent rapidement est échangé contre le sexe sur le plancher ou sur le trottoir.

Le vol organise est une véritable endémie, les braquages des domiciles et lieu de commerce sont désormais choses courante. La police et les forces de l'ordre semblent avoir accepté ces actes comme vices mineurs de la vie quotidienne, ils ne bougent plus le petit doigt pour des cambriolages à domicile qui s’accompagne souvent de viol ou de meurtre des occupants.

Les bébés disparaissent dans nos hôpitaux sans que l'état ne s'en offusque. Les femmes et les enfants et les membres les plus vulnérables de la société Camerounaise payent le prix fort. Le phénomène des enfants de la rue a explosé dans les grandes villes Camerounaise en l’absence des structures d’encadrement social minimal.

Enfants de la rue au Cameroun

Les infrastructures Camerounaise laissent à désirer, les routes et les bâtiments publics tombent en désuétude sans que cela ne gêne plus personne. Les routes sont dans un piteux état tel que certaines régions ne sont pas accessibles à la saison des pluies. Pour un pays agricole comme le Cameroun, les campagnes, lieu par excellence de production, sont coupes des centres urbain, ce qui a une conséquence sur les prix des denrées alimentaire hors de prix pour beaucoup de Camerounais.

Le transport routier est encore une cause majeure de mortalité au Cameroun, l'axe lourd Douala Yaoundé, comme on appelle cette simple route à 2 couloirs opposés, reste la plus médiatisée. Cette route enregistre chaque année des centaines de morts, les accidents sont souvent la cause de limitation de la route à contenir le trafic et ses nombreux défauts de signalisation.




Les routes Camerounaises sont dans un piteux état



Une question que tous les Camerounais devraient se poser en ce jour de 20 Main 2012: A quand la vraie unification du Cameroun? Une unification ou le peuple sera souverain, une unification ou les dirigeants seront librement choisis par le peuple, une unification ou les dirigeants seront élus pour servir le peuple et non se servir?





mardi 15 mai 2012

Lettre ouverte à François Hollande Président de la République de France: Les camerounais ont besoin de liberté.


Monsieur le Président,

CamerNation vous félicite de votre victoire décisive à la dernière élection à la présidence française, c'est une célébration de la démocratie que nous autres Camerounais pouvons juste en rêver.



François Hollande Président de la République de France


Monsieur le président, CamerNation est un mouvement qui regroupe des Camerounais autour des idées et actions pour l'avènement de la démocratie au Cameroun. Nous venons par la présente lettre ouverte vous signifier un besoin urgent, un besoin pressant, un besoin de vie ou de mort de tout un peuple: Le besoin de liberté.

Le peuple Camerounais comme le peuple de France et le peuple de toutes les nations aspire à la liberté. Les Camerounais aspirent à une nation où les libertés individuelles seront respectées, nous aspirons à une nation démocratique où nous serons libres de choisir nos dirigeants, nous aspirons à une nation ou nous, le peuple est souverain.

En raison des liens historiques, en raison de l'influence que la France a eue depuis maintenant près d'un siècle dans la vie de nos populations, en raison des intérêts énormes que nos pays ont en commun, nous vous adressons aujourd’hui, alors que vous venez d'accéder aux plus hautes fonctions de l'état Français, nos doléances. Monsieur le président nous allons commencer par vous donner quelques détails de la vie de nos populations et vous apporter des arguments solides pour soutenir la nécessité de la France à nous venir en aide.



30 ans de vie sous la Dictature Biya


Paul Biya Président de la République du Cameroun



Depuis le 6 Novembre 1982, Monsieur Biya assume la présidence de la république du Cameroun. Il n'a pas été élu, il a hérité de façon constitutionnelle le pouvoir a la démission du président Ahidjo. Le parti Unique d'alors  l'UNC a été renommé en RDPC, les promesses de changement sur fond de rigueur et moralisation ont été faites au peuple. Le pays a continué sur la lancé du parti unique, qui s'est accaparé toutes les Mairies et les sièges à l'assemble nationale. Une clique des proches et Amis du président Biya ont occupé tous les postes importants, ils se sont enrichis au vu et su de tous quand le pays s'enfonçait graduellement dans une crise économique terrible. Toute opposition a été écrasée comme sous Ahidjo, les leaders d’opinions et journalistes ont été jetés en prison et torturés, beaucoup ont perdu la vie.

Au cours des années 1990 le vent des libertés et démocraties a soufflé sur le Cameroun, les étudiants et autres citoyens sont descendus dans les rues pour manifester en réclamation de la démocratie et plus de liberté. La réaction du gouvernement de Biya a été sans concession, la révolte a été écrasée dans le sang, des milliers de Camerounais ont perdu la vie.

En 1992, toujours sous la pression de la rue, le pouvoir a été forcé de légaliser des partis d’opposition et d'organiser des élections. La fraude fait rage, de l'avis de tous Paul Biya a perdu les élections, la cours suprême au mépris du partage des pouvoirs, l’a prononcé quand même vainqueur. Le peuple s’est révolté devant ce flagrant délit de vol d'élections, une fois de plus la réaction du régime a été extrême, l'armé a écrasé les manifestations dans le sang. La constitution Camerounaise limite à ce moment la durée du mandat présidentiel a 5 ans. En 1996 la constitution est modifiée par une assemblée nationale acquise au régime, le mandat présidentiel passe de 5 ans à 7 ans.

Apres les élections de 1992 et la modification de la constitution de 1996, le régime  commence un travail, de consolidation du pouvoir, de destruction méticuleuse de l'opposition crédible et de clientélisme au sommet de l'état. Les ennemies du régime et les journalistes sont jetés en prison, les journaux sont censurés et leur locaux vandalisés par les forces de l’ordre.

En 1997, Biya se représente aux élections,  ce qui logiquement est perçu comme son dernier septennat. La loi électorale impose des élections à un tour, au grand damne des partis d'oppositions et de la volonté du peuple. Il remporte les élections selon les chiffres officiels, dans des conditions douteuses et devant une opposition déstabilisée. Le calvaire pour le peuple continue, avec un taux de chômage record, une jeunesse aux abois qui s'exile en nombre important vers l’Europe et l'Amérique.

En Février 2008, le peuple Camerounais redescend dans la rue, pour s'opposer à un projet de changement constitutionnel que le régime a amorcé pour annuler la limite de mandat présidentiel. Le peuple a compris la manœuvre du régime et sa volonté de se  maintenir à jamais au pouvoir. La jeunesse sacrifié est au front de la manifestation, le régime déploie sa redoutable force d’élite récemment constitue (le BIR: Bataillon d'Intervention Rapide)  contre les jeunes manifestants pacifiques. La riposte est terrible, il y a des centaines de morts, on parle des femmes et des enfants massacrés, des jeunes sont jetés dans le fleuve Wouri par-dessus le pont du même nom.

A la faveur du changement de constitution de 2008, Biya se représente aux élections présidentielles en Octobre 2011, devant une opposition moribonde et pratiquement inexistante. Il remporte les élections dans les conditions douteuses et avec un taux d'abstention record, seul 30% de Camerounais en âge de voter participent.


En Février 2008 des citoyens Camerounais tombent sous les balles du régime Biya


La concentration et confiscation de pouvoirs



Aussitôt le nouveau septennat amorcé, Biya et ses amis ont commencé l'exécution de la phase ultime de sa consécration comme chef absolu : la concentration et confiscation de tous les pouvoirs.

Son ex premier ministre et ministre de l’intérieur sont arrêtés et jetés en prison sous des charges de corruption et détournement de fonds. Il est de l'avis de tous que c'est plus un règlement de comptes à des personnes qui sont perçues comme potentiels concurrents politique.

Les juges et autres fonctionnaires de la justice jouent le jeu de l'exécutif, ils sont convoques à la présidence de la république au vu et su de tous pour recevoir des instructions sur des affaires judiciaires en cours et avenir. Cela en claire violation du partage de pouvoir et de la constitution. Les sentences visiblement fantaisistes et persécutrices sont collées aux individus, adversaires politiques, sans que le crime ne soit élucidé.

Le régime Biya contrôle désormais l'assemblée nationale à une majorité écrasante, 150 députés sur 180 sont du RDPC, le parti au pouvoir. Les lois sont désormais dictées depuis le palais présidentiel d'Etoudi. En Avril 2012 une nouvelle loi électorale est écrite et imposée par le régime, même certains députés RDPC, le parti au pouvoir, s'y sont opposés. Cette nouvelle loi électorale contient plusieurs mécanismes devant contribuer à garantir au régime, le contrôle des élections avenir à tous les niveaux de la vie nationale. La nouvelle loi électorale renforce la restriction des conditions d'éligibilité des Candidats et augmente le montant de la caution aux différentes élections à des montants record, bien au-delà des moyens de la très grande majorité des Camerounais.



La destruction de la démocratie, le lynchage de l’opposition et annulation de tout espoir de changement


Le régime de Biya est passé maitre en la stratégie de détruire toute possibilité d'opposition, et par la toute possibilité de changement:

Les partis d'oppositions sont méticuleusement discrédités par de histoires de diffamation que le régime injecte dans la presse.
Lors des élections le moindre gain des partis d'opposition sont vite monnayés par le pouvoir en échange des postes de nomination et d'autres cadeaux matériels.
Les partis d'opposition se voient régulièrement interdire l’accès aux medias publics.
La liberté de réunion et de manifestation est étroitement contrôlée par le régime, les moindres marches et manifestation publique se termine par des arrestations musclés.
Les leaders d'opinion et de partis sont arrêtés et jetés en prison, sans jugement, où certains croupissent pendant des années en détention provisoire.

La menace et persécution quotidienne sont le lot de ceux qui parlent à l'encontre des actions du régime. Les entreprises et emploi des leaders politique et d'opinion sont soumis à la menace et tracasseries permanente.

Tout opposant vivant au Cameroun ou en visite au Cameroun est soumis à cette torture institutionnelle. Le régime travaille pour façonner l'opinion à l'idée que s'opposer à ses intérêts garantie à quiconque une vie de chien errant.




Un peuple Camerounais libre est un meilleur partenaire pour la France


Au détriment des intérêts de quelques entreprises Françaises qui profitent du statu quo au Cameroun, nous pensons que l'état Français devrait regarder le gros plan, regarder l'avenir, l'intérêt supérieur de nos deux peuples.

Les évènements des dernières années ont profondément entamé l'opinion publique Camerounaise sur les méthodes de la France au Cameroun.

Le régime Biya a massacré des centaines de jeunes pendant les manifestations de Février 2008 sans que les autorités Françaises ne disent mot. Le peuple est désormais suspicieux des intentions de la France, face aux agissements et dérives de la Françafrique, à l'exemple l'intervention Française en Côte D'ivoire et en Lybie. Les Camerounais veulent savoir si la France intervient au nom de la justice humaine ou tout simplement pour protéger ses intérêts. Nous pensons Monsieur le Président que vous avez l'opportunité de répondre à nos nombreuses questions et de nous rassurer sur les bonnes intentions du peuple frère de France.

A l'exemple des relations entre la Grande Bretagne et les Etats Unis, nous pensons que le Cameroun et la France peuvent entretenir des bonnes relations mutuellement bénéfiques dans un proche avenir. Entre ancienne colonie et pays colonisateur, la normalisation des relations vers le progrès est donc possible. Nos deux pays peuvent bénéficier sur les plans Politique, Economique et socio-culturel.

Le Cameroun est un pays au potentiel naturel et humain énorme. Le chômage chronique qui frappe en ce moment le Cameroun est plus une conséquence directe des actions du régime Biya. Les jeunes Camerounais abandonnés à eux même malheureusement sont obligés de joindre la masse grandissante de migrants africains vers l'Europe.  Le régime Biya soutient l’exclusion la double nationalité au Cameroun, pour ses intérêts égoïstes, un importante part du potentiel humain Camerounais se trouve aujourd’hui à l'étranger. Un potentiel capable sur le plan technique et économique de relever le Cameroun au rang des nations économiquement respectables.

Le peuple Camerounais est fatigué, de l'avis de tous, le pays est au bord de l'explosion sociale. Le risque de guerre civile est désormais plus important que jamais avec les conséquences que cela implique pour la sous-région d'Afrique centrale, région riche en intérêts pour la France.

Monsieur le président nous espérons que cette lettre trouvera écho dans votre administration et que vos actions viseront à aider le peuple Camerounais à accéder à la vraie démocratie et à la liberté. Nos liens historiques et le potentiel avenir, donnent à notre combat une issue gagnante gagnante pour nos deux pays.

Veuillez agréer monsieur le président, excellence, l'expression de notre très haute considération.

CamerNation: Mouvement de réflexion et d’action pour la démocratie au Cameroun.

mardi 1 mai 2012

Les déchus du régime Biya


L'actualité dans la presse du Cameroun, en cette fin de mois d'avril a été largement dominé par ce que tous ont appelle "le gouvernement de Kondengui". Cette expression est née du constat que, avec l'arrestation de Inoni et Marafa, respectivement ex-premier ministre et ex-ministre d'État chargé de l'administration territoriale, la liste des ex membres du gouvernement en détention a Kondengui, constitue un gouvernement complet.

Les arrestations, jugement et condamnation du gouvernement complet de Biya, représente la preuve même de l'échec et l'incapacité de cette administration et son chef suprême. Etant donné que Biya lui-même a choisi et nomme chacun de ses hauts collaborateurs qui croupissent aujourd’hui en prison, on est en droit de se poser beaucoup de questions juridiques et éthiques sur les actions, les décisions, la gouvernance du régime Biya.

Avec le gouvernement complet en prison, Biya reste le seul maitre à bord du Bateau Cameroun. Il arrête, juge et condamne ceux qui ont perdu ses faveurs sans recours aucun. A CamerNation nous avons fait un travail de reconstitution d'information sur certains de ces hauts dignitaires déchus, afin de donner au peuple Camerounais une image réelle et vivante de cette actualité. Nous tenons aussi à noter que cette liste n'est pas exhaustive, c'est un travail en cours.


Gilles Roger Belinga 


Gilles Roger Belinga

Directeur General de la SIC (Société Immobilière du Cameroun). Il a été arrêté le 21 février 2006. Détenu à la prison de Kondengui, il a été condamne le 27 septembre 2007 à 35 ans de prison, pour corruption et détournement de fond publics, environ 4 milliards de FCFA.





Emmanuel Gérard Ondo Ndong 

Emmanuel Gérard Ondo Ndong

Directeur General du Feicom. Il a été arrêté le 21 février 2006. Détenu à la prison de Kondengui, il a été condamne le 28 juin 2007 à 50 ans de prison, pour corruption et détournement de fond publics environ 14 milliards de FCFA. La liste des biens confisques par la justice est longue, elle comprend une vingtaine de villas et appartements, 7 véhicules et camions, des terrains, un compte bancaire de 6 millions CFA, un compte bancaire à Monaco de 34 millions CFA.




Joseph Edou

Joseph Edou

Directeur General de la CFC (Crédit Foncier du Cameroun). Arrêté le 21 février 2006.Detenu à la prison de Kondengui, il a été condamné le 11 juillet 2008  2008 à 40 ans de prison, pour corruption et détournement de fond publics environ 10 milliards de FCFA.




Alphonse Siyam Siwé

Alphonse Siyam Siwé

Ministre de l’Eau et de l’Energie, Directeur du Port autonome de Douala, secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Il a été arrêté le 24 février 2006. Détenu à la prison de Kondengui, il a été condamné à la prison à vie par la cour d’Appel  du Littoral le 15 juin 2009, pour détournement de deniers publics au Port autonome de Douala, environ 38 milliards.




Mounchipou Seidou

Mounchipou Seidou


Ministre des Postes et Télécommunications
Détenu a la prison de Kondengui depuis septembre 1999, il a été condamne a 15 ans de prison pour passation de marchés fictifs d'un montant de 2 milliards FCFA. En septembre 2011, il a pris une quatrième épouse étant en prison.




Urbain Olanguena Awono


Urbain Olanguena Awono
Ministre de la Santé publique. Arrêté le 31 mars 2008 il est en détention préventive à la prison centrale de Kondengui. Il est accusé d'avoir détourné 8,5 milliards FCFA.




Polycarpe Abah Abah



Polycarpe Abah Abah
"Super ministre", Ministre de l’Economie et des Finances.  Arrêté le 31 mars 2008 dans le cadre de l'opération épervier,  et écroué le 8 avril 2008 à la prison centrale de Kondengui. En détention préventive à la prison centrale de Kondengui, Il est accusé de détournement et complicité de détournement de 4 milliards FCFA.




Yves Michel Fotso


Yves Michel Fotso
Administrateur Directeur Général de la Camair (Compagnie Nationale Aérienne). Il a été inculpé pour détournement de deniers publics en coaction de la somme 17 milliards FCFA, Il est détenu à la prison centrale de Kondengui depuis le 1er décembre 2010. Il a célébré son mariage en prison le 27 Mai 2011.




Paulin Abono Moampamb


Paulin Abono Moampamb
Secrétaire d’Etat aux Travaux publics, Maire de Yokadouma. Proche de Chantal Biya,  l’épouse du chef de l’Etat il a été arrêté le 13 mars 2008. Détenu à la prison de Yokadouma, il a été condamné à 30 ans de prison par le tribunal de Grande instance, pour corruption et pour détournement de deniers publics environ 600 millions FCFA.




Pierre Désiré Engo


Pierre Désiré Engo

Directeur General de la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale),
Ministre de l'Économie et du Plan.
Il a été arrêté en 1999, condamné en 2000 à six mois de prison pour chèque sans provision, puis en 2002 à dix ans pour complicité de détournement.





Jean-Marie Atangana Mebara


Jean-Marie Atangana Mebara
 Ministre d'Etat et secrétaire général de la Présidence, Ministre de l'Enseignement supérieur, Ministre des Affaires étrangères. Il est détenu depuis 6 août 2008 dans le cadre de l'opération Epervier, il est accusé de détournement de la somme de 120 millions FCFA.




Jérôme Mendouga

Jérôme Mendouga
Ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’Amérique. Il est détenu depuis 15 Avril 2008 dans le cadre de l'opération Epervier, il est accusé de détournement de la somme de 120 millions FCFA.




Titus Edzoa


Titus Edzoa

Ministre de la Santé publique, secrétaire général à la présidence de la République, médecin personnel de Biya
En détention à la prison centrale de Kondengui, Il a été condamné le 20 avril 1997 à 15 ans de prison pour détournement de deniers publics. Il est à nouveau poursuivi depuis le 21 novembre 2008, par le gouvernement pour trafic d'influence, détournement et tentative de détournement de la somme de 61 milliards FCFA.




Marafa Hamidou Yaya


Marafa Hamidou Yaya

Ministre d’Etat chargé de l’Administration et de la décentralisation, Secrétaire général à la présidence de la République, Ministre  de l'Administration territoriale.
En détention préventive à la prison centrale de Kondengui depuis le 16 avril 2012, Il est accusé détournement et complicité de détournement de deniers publics.




Inoni Ephraïm

Inoni Ephraïm

Premier Ministre, Secrétaire-adjoint de la présidence de la République.
En détention préventive à la prison centrale de Kondengui depuis le 16 avril 2012, Il est accusé détournement et complicité de détournement de deniers publics. Son épouse, Gwladys Inoni est proche collaboratrice de l’épouse du chef de l’Etat Chantal Biya dans l'organisme Caritatif Cerac.


lundi 16 avril 2012

Marafat Hamidou Yaya à Kondengui, Inoni Ephraim entendu par le juge: l'albatros qui cache le régime en ruine.

Marafat Hamidou Yaya et Inoni Ephraim




En ce 16 avril 2012, les Camerounais se sont réveillés avec la nouvelle des derniers piliers du régime Biya à prendre location à la prison de Kondengui. La liste des dignitaires déchus du régime Biya, à finir à Kondengui, s’est à nouveau allongée. 

A CamerNation notre analyse s’est à nouveau affirmée, au-delà de l’évidence du règlement de comptes, ces emprisonnements en série confirment le désespoir d’un régime à bout de souffle.

Il faut rappeler qu’Inoni et Marafat étaient respectivement Premier Ministre et Ministre du régime Biya avant le dernier remaniement du 9 décembre 2011. Ils ont occupés multiples fonctions de haut niveau dans le gouvernement Biya durant les 20 dernières années. On peut donc dire qu’ils ont fait partie du cercle fermé du dictateur pendant cette longue période.

Inoni et Marafat sont le symbole de la pourriture au cœur du système qui est en charge au Cameroun depuis maintenant plus de 30 ans. Les jeter au cachot ne change rien à la réalité des choses. Biya ne peut convaincre personnes sur ce point, le régime qu’il impose aux Camerounais n’est pas fiable. 

Jeter une poignée de malfrats en prison ne cache pas la vérité sur le vol, l’abus de pouvoir, le détournement des derniers publics et des ressources nationales, la mauvaise gouvernance, la corruption institutionnelle et les abus divers de droits des citoyens Camerounais.

Seul la démocratie véritable, pourra lever le voile sur les crimes que ce régime essaie de dissimuler depuis maintenant quelques années en se débarrassant de ses éléments gênants.

mercredi 11 avril 2012

Le nouveau projet de code électoral: une entorse de plus à la démocratie au Cameroun

L’Assemblée nationale, absolument majoritairement RDPC (153 députés sur 180), débat en ces jours un  projet de loi qui vise à modifier le code électoral. A CamerNation nous avons étudié la pléthore d’amendements proposés par le gouvernement, dans cet article nous allons exposer les premiers résultats de notre analyse.

Notre premier constat est la volonté manifeste du gouvernement de limiter les candidatures aux postes électoraux, à des personnes fortunées. C’est du suffrage censitaire à l’inverse. Le montant de la caution requise pour les différentes élections est à la base de notre constat.

L’argent pour monnayer la démocratie


Le gouvernement propose de fixer la caution aux différents postes électoraux aux montants suivants :

100.0000 FCFA pour les élections  municipales


5 millions FCFA  pour les élections législatives


30 millions FCFA pour l’élection présidentielle

Il est important de mettre en perspective à l’échelle du Cameroun, la valeur de cette caution pour permettre meilleure compréhension.

Selon les chiffres de la Banque mondiale de 2009, le salaire annuel moyen au Cameroun était de 1170 Dollars Américain par an, environ 600.000 CFA ; ce qui revient à 50000 par mois.  Selon plusieurs études de la Banque mondiale le taux de chômage du Cameroun serait autour de 30% depuis 2001.

Ces chiffres montrent clairement que beaucoup de camerounais ne sont pas capables de réunir la somme de 100.000 FCFA de caution requis pour la candidature aux élections municipales. Nous observons qu’une petite frange de la population a des moyens nécessaires pour se payer une telle caution. Ces Camerounais sont de hauts cadres du secteur privé, des ministres et autres haut fonctionnaires de la république, des commerçants du gros commerce et des hommes d’affaires.

L’amendement qui prévoit la suspension du contrat de travail pour le candidat élu et les contraintes de campagne électorales sont des barrières naturelles pour les cadres du secteur privé et les employés de l’état. Les seules personnes capables effectivement de postuler et mener campagne à un poste électoral dans ces conditions, seront les commerçants et hommes d’affaires.

Le droit de voter est sacré, il faut lutter pour le protéger

Quels sont les vraies raisons de ce projet de loi ?


 Devant le manque de raisons précises du gouvernement à cette augmentation drastique du montant de la caution aux différentes élections, considérant le manque de bon sens que ce projet inspire, il est difficile de ne pas penser à une volonté d’exclusion. Le but visé est d’exclure les moins fortunés de la population du processus électoral, refuser aux Camerounais moyens la possibilité de postuler à un poste électoral. Ce projet de loi va limiter les potentiels candidats à une petite liste des gens riches, souvent des hommes d’affaires à la solde ou sous contrôle du régime.

Nous Pensons que ce projet est une stratégie pour le Régime de contrôler le processus et de confisquer la démocratie, voici notre raisonnement :

On sait depuis plusieurs années l’emprise que le régime Camerounais a sur les hommes d’affaires et l’entreprenariat Camerounais. Par un code fiscal opaque  et confus, le régime Biya, par le truchement de ses agents d’impôt, exerce en permanence une pression sur tout acteur économique au Cameroun. L’état Camerounais est capable de fermer toute entreprise ou commerce exerçant sur le territoire camerounais sans possibilité de recours pour les ayant droits. Les exemples de l’autorité absolue de l’état Camerounais sur le commerce et l’entreprenariat foisonnent. Tout operateur économique au Cameroun peut en témoigner du chantage et de l’arnaque dont ils sont victimes au quotidien de la part des agents des impôts. Tous les hommes d’affaires à proéminence économique moyenne ont été contraints à joindre les rangs du RDPC, pour protéger leurs affaires. Certains sont devenus députés ou maires RDPC dans  leur région d’origine pour protéger les intérêts du parti.

Un système ou les seuls personnes capables de se présenter comme candidat aux élections Municipales, Législatives ou présidentielles, sont les commerçants et autres hommes d’affaires, est un système entièrement sous contrôle du régime. Le régime Biya sera ainsi libre d’utiliser la menace fiscale pour avoir gain de cause sur le candidat. L’autocratie aura ainsi trouve un moyen plus subtile de s’imposer.

Ce projet de loi est une nouvelle attaque à la démocratie et à toute possibilité de changement démocratique au Cameroun.