dimanche 20 mai 2012

20 Mai 1972 - 20 Mai 2012: Apres 40 ans le Cameroun n'est pas toujours une République Unie.


En ce jour du 20 Mai le Cameroun fête l'unité du Cameroun, fête nationale, c'est la commémoration de l'union entre le Cameroun Anglophone et le Cameroun Francophone.

A CamerNation nous pensons qu'il y a une union encore plus importante, qui n'a pas encore été amorcée et qui va être vitale pour la nation Camerounaise: l'union entre le gouvernement et le Peuple Camerounais.

L’état des lieux est lamentable, Il y a 2 parties bien distinctes au Cameroun : le Cameroun de Biya et ses amis  et le Cameroun de la majorité des Camerounais. Ces 2 parties du Cameroun pourtant interdépendantes ne se rencontrent jamais. C’est 2 mondes appart.

Le Cameroun de Biya et de ses amis

Il s'agit du président Biya, sa famille, ses amis, son entourage immédiat et ceux qui bénéficient de ses faveurs et sont récompensés avec des postes ministériels de hauts fonctionnaires de l'état et des dirigeants des entreprises publiques et para publiques.

Le journal Foreignpolicy.com estime la fortune personnelle de Paul Biya entre 200 et 300 millions de Dollars, ce qui inclut des châteaux en Europe.


Paul Biya en Famille



La cour du chef, comme il convient de l'appeler  est constituée d'une clique complexe aux ramifications tribales et politique. Ces gens vivent la belle vie dans des belles villas et se déplacent dans nos cites dans des belles cylindres a valeur du salaire a vie du Camerounais moyen. Leur enfants fréquentent un liste sélectionnée d'écoles privées, souvent des écoles pour enfants d’expatries.  Beaucoup ont ainsi des moyens d’envoyer leur progéniture dans des universités et grandes écoles d’Europe ou d’Amérique.

Biya lui-même passe la majeur partie de son temps a l'étranger en France, Espagne, Suisse ou Allemagne, il séjourne avec ses proches dans des hôtels luxueux des cités balnéaires et des lieux de villégiature des stars de sport et Cinéma du monde entier.


Paul Biya et Chantal Biya

Le clientélisme et corruption au sommet de l'état est devenu une religion, un véritable système de caste, ou le chef Biya choisi personnellement les membres, Les faveurs sont monnayés par des postes et l'argent. Les Camerounais du bas peuple aspirent souvent à enter dans la caste présidentielle. La guerre fait rage, les perdants se retrouvent coupés, bannis et souvent finissent au cachot, la prison centrale de Kondengui est devenu le cimetière des anciens amis.



Chantal Biya et Paris Hilton




La belle vie de la caste Biya est financée par les richesses et ressources du Cameroun. Les ressources pétrolières et ses recettes sont sous le contrôle de la SNH qui ne répond qu'au chef Biya lui-même. L'affaire albatros on aura eu une vue interne sur l'utilisation  des recettes du pétrole Camerounais, Une caisse noire pour financer les excès du régime.  Le bois et autres ressources naturelles du Cameroun sont librement pillés et dilapidés par des sociétés étrangères dont l'agreement et les profits sont négocies dans les sphères du haut de l'état.


Le Cameroun de la population Camerounaise


Pendant que les choisi du régime vivent la grande vie, une majorité de la population Camerounaise vivent la misère quotidienne. Une misère chronique auquel le régime au pouvoir est resté aveugle et sourd.



La majorité des Camerounais vivent la misère chronique.




Le peuple Camerounais jeté a son sort, se bat avec courage et inventivité, dont la détermination reste frileuse devant les défis majeurs du chômage endémique avec des taux dépassant les 70% dans la majeure partie du Cameroun, une éducation à l'abandon, les communautés se cotisent pour acheter des banc d'école et construire des salles de classe, la sante qui est devenu l'affaire des charlatans et autres médecins autodidactes, les coins de rue des grandes ville sont devenu des cliniques à ciel ouvert, où il n'est pas rare de voir des citoyens couches à même le sol avec une perfusion dans le bras.


Les diplômés de nos grandes écoles et universités se convertissent rapidement à la fin de leurs études, le chômage chronique ne leur donne d'emblée aucune chance de trouver du travail. Beaucoup deviennent vendeurs à la sauvette, chauffeur de taxi, coiffeur, pharmacien autodidactes, conducteur de moto taxi ou encore exercent dans une de ces profession libérales dont seul les Camerounais ont le secret.

conducteurs de moto taxi 


La feymania est désormais célébré au détriment de l'effort. Le désespoir s'est emparé de la communauté, tout ce qui peut améliorer le quotidien est célébré.
La prostitution atteint des proportions regrettables, les nuits dans les grandes villes voient la naissance d'une nuée de jeunes filles autours des grandes avenues, les coins de rue sont les lieux de passe où l'argent rapidement est échangé contre le sexe sur le plancher ou sur le trottoir.

Le vol organise est une véritable endémie, les braquages des domiciles et lieu de commerce sont désormais choses courante. La police et les forces de l'ordre semblent avoir accepté ces actes comme vices mineurs de la vie quotidienne, ils ne bougent plus le petit doigt pour des cambriolages à domicile qui s’accompagne souvent de viol ou de meurtre des occupants.

Les bébés disparaissent dans nos hôpitaux sans que l'état ne s'en offusque. Les femmes et les enfants et les membres les plus vulnérables de la société Camerounaise payent le prix fort. Le phénomène des enfants de la rue a explosé dans les grandes villes Camerounaise en l’absence des structures d’encadrement social minimal.

Enfants de la rue au Cameroun

Les infrastructures Camerounaise laissent à désirer, les routes et les bâtiments publics tombent en désuétude sans que cela ne gêne plus personne. Les routes sont dans un piteux état tel que certaines régions ne sont pas accessibles à la saison des pluies. Pour un pays agricole comme le Cameroun, les campagnes, lieu par excellence de production, sont coupes des centres urbain, ce qui a une conséquence sur les prix des denrées alimentaire hors de prix pour beaucoup de Camerounais.

Le transport routier est encore une cause majeure de mortalité au Cameroun, l'axe lourd Douala Yaoundé, comme on appelle cette simple route à 2 couloirs opposés, reste la plus médiatisée. Cette route enregistre chaque année des centaines de morts, les accidents sont souvent la cause de limitation de la route à contenir le trafic et ses nombreux défauts de signalisation.




Les routes Camerounaises sont dans un piteux état



Une question que tous les Camerounais devraient se poser en ce jour de 20 Main 2012: A quand la vraie unification du Cameroun? Une unification ou le peuple sera souverain, une unification ou les dirigeants seront librement choisis par le peuple, une unification ou les dirigeants seront élus pour servir le peuple et non se servir?





mardi 15 mai 2012

Lettre ouverte à François Hollande Président de la République de France: Les camerounais ont besoin de liberté.


Monsieur le Président,

CamerNation vous félicite de votre victoire décisive à la dernière élection à la présidence française, c'est une célébration de la démocratie que nous autres Camerounais pouvons juste en rêver.



François Hollande Président de la République de France


Monsieur le président, CamerNation est un mouvement qui regroupe des Camerounais autour des idées et actions pour l'avènement de la démocratie au Cameroun. Nous venons par la présente lettre ouverte vous signifier un besoin urgent, un besoin pressant, un besoin de vie ou de mort de tout un peuple: Le besoin de liberté.

Le peuple Camerounais comme le peuple de France et le peuple de toutes les nations aspire à la liberté. Les Camerounais aspirent à une nation où les libertés individuelles seront respectées, nous aspirons à une nation démocratique où nous serons libres de choisir nos dirigeants, nous aspirons à une nation ou nous, le peuple est souverain.

En raison des liens historiques, en raison de l'influence que la France a eue depuis maintenant près d'un siècle dans la vie de nos populations, en raison des intérêts énormes que nos pays ont en commun, nous vous adressons aujourd’hui, alors que vous venez d'accéder aux plus hautes fonctions de l'état Français, nos doléances. Monsieur le président nous allons commencer par vous donner quelques détails de la vie de nos populations et vous apporter des arguments solides pour soutenir la nécessité de la France à nous venir en aide.



30 ans de vie sous la Dictature Biya


Paul Biya Président de la République du Cameroun



Depuis le 6 Novembre 1982, Monsieur Biya assume la présidence de la république du Cameroun. Il n'a pas été élu, il a hérité de façon constitutionnelle le pouvoir a la démission du président Ahidjo. Le parti Unique d'alors  l'UNC a été renommé en RDPC, les promesses de changement sur fond de rigueur et moralisation ont été faites au peuple. Le pays a continué sur la lancé du parti unique, qui s'est accaparé toutes les Mairies et les sièges à l'assemble nationale. Une clique des proches et Amis du président Biya ont occupé tous les postes importants, ils se sont enrichis au vu et su de tous quand le pays s'enfonçait graduellement dans une crise économique terrible. Toute opposition a été écrasée comme sous Ahidjo, les leaders d’opinions et journalistes ont été jetés en prison et torturés, beaucoup ont perdu la vie.

Au cours des années 1990 le vent des libertés et démocraties a soufflé sur le Cameroun, les étudiants et autres citoyens sont descendus dans les rues pour manifester en réclamation de la démocratie et plus de liberté. La réaction du gouvernement de Biya a été sans concession, la révolte a été écrasée dans le sang, des milliers de Camerounais ont perdu la vie.

En 1992, toujours sous la pression de la rue, le pouvoir a été forcé de légaliser des partis d’opposition et d'organiser des élections. La fraude fait rage, de l'avis de tous Paul Biya a perdu les élections, la cours suprême au mépris du partage des pouvoirs, l’a prononcé quand même vainqueur. Le peuple s’est révolté devant ce flagrant délit de vol d'élections, une fois de plus la réaction du régime a été extrême, l'armé a écrasé les manifestations dans le sang. La constitution Camerounaise limite à ce moment la durée du mandat présidentiel a 5 ans. En 1996 la constitution est modifiée par une assemblée nationale acquise au régime, le mandat présidentiel passe de 5 ans à 7 ans.

Apres les élections de 1992 et la modification de la constitution de 1996, le régime  commence un travail, de consolidation du pouvoir, de destruction méticuleuse de l'opposition crédible et de clientélisme au sommet de l'état. Les ennemies du régime et les journalistes sont jetés en prison, les journaux sont censurés et leur locaux vandalisés par les forces de l’ordre.

En 1997, Biya se représente aux élections,  ce qui logiquement est perçu comme son dernier septennat. La loi électorale impose des élections à un tour, au grand damne des partis d'oppositions et de la volonté du peuple. Il remporte les élections selon les chiffres officiels, dans des conditions douteuses et devant une opposition déstabilisée. Le calvaire pour le peuple continue, avec un taux de chômage record, une jeunesse aux abois qui s'exile en nombre important vers l’Europe et l'Amérique.

En Février 2008, le peuple Camerounais redescend dans la rue, pour s'opposer à un projet de changement constitutionnel que le régime a amorcé pour annuler la limite de mandat présidentiel. Le peuple a compris la manœuvre du régime et sa volonté de se  maintenir à jamais au pouvoir. La jeunesse sacrifié est au front de la manifestation, le régime déploie sa redoutable force d’élite récemment constitue (le BIR: Bataillon d'Intervention Rapide)  contre les jeunes manifestants pacifiques. La riposte est terrible, il y a des centaines de morts, on parle des femmes et des enfants massacrés, des jeunes sont jetés dans le fleuve Wouri par-dessus le pont du même nom.

A la faveur du changement de constitution de 2008, Biya se représente aux élections présidentielles en Octobre 2011, devant une opposition moribonde et pratiquement inexistante. Il remporte les élections dans les conditions douteuses et avec un taux d'abstention record, seul 30% de Camerounais en âge de voter participent.


En Février 2008 des citoyens Camerounais tombent sous les balles du régime Biya


La concentration et confiscation de pouvoirs



Aussitôt le nouveau septennat amorcé, Biya et ses amis ont commencé l'exécution de la phase ultime de sa consécration comme chef absolu : la concentration et confiscation de tous les pouvoirs.

Son ex premier ministre et ministre de l’intérieur sont arrêtés et jetés en prison sous des charges de corruption et détournement de fonds. Il est de l'avis de tous que c'est plus un règlement de comptes à des personnes qui sont perçues comme potentiels concurrents politique.

Les juges et autres fonctionnaires de la justice jouent le jeu de l'exécutif, ils sont convoques à la présidence de la république au vu et su de tous pour recevoir des instructions sur des affaires judiciaires en cours et avenir. Cela en claire violation du partage de pouvoir et de la constitution. Les sentences visiblement fantaisistes et persécutrices sont collées aux individus, adversaires politiques, sans que le crime ne soit élucidé.

Le régime Biya contrôle désormais l'assemblée nationale à une majorité écrasante, 150 députés sur 180 sont du RDPC, le parti au pouvoir. Les lois sont désormais dictées depuis le palais présidentiel d'Etoudi. En Avril 2012 une nouvelle loi électorale est écrite et imposée par le régime, même certains députés RDPC, le parti au pouvoir, s'y sont opposés. Cette nouvelle loi électorale contient plusieurs mécanismes devant contribuer à garantir au régime, le contrôle des élections avenir à tous les niveaux de la vie nationale. La nouvelle loi électorale renforce la restriction des conditions d'éligibilité des Candidats et augmente le montant de la caution aux différentes élections à des montants record, bien au-delà des moyens de la très grande majorité des Camerounais.



La destruction de la démocratie, le lynchage de l’opposition et annulation de tout espoir de changement


Le régime de Biya est passé maitre en la stratégie de détruire toute possibilité d'opposition, et par la toute possibilité de changement:

Les partis d'oppositions sont méticuleusement discrédités par de histoires de diffamation que le régime injecte dans la presse.
Lors des élections le moindre gain des partis d'opposition sont vite monnayés par le pouvoir en échange des postes de nomination et d'autres cadeaux matériels.
Les partis d'opposition se voient régulièrement interdire l’accès aux medias publics.
La liberté de réunion et de manifestation est étroitement contrôlée par le régime, les moindres marches et manifestation publique se termine par des arrestations musclés.
Les leaders d'opinion et de partis sont arrêtés et jetés en prison, sans jugement, où certains croupissent pendant des années en détention provisoire.

La menace et persécution quotidienne sont le lot de ceux qui parlent à l'encontre des actions du régime. Les entreprises et emploi des leaders politique et d'opinion sont soumis à la menace et tracasseries permanente.

Tout opposant vivant au Cameroun ou en visite au Cameroun est soumis à cette torture institutionnelle. Le régime travaille pour façonner l'opinion à l'idée que s'opposer à ses intérêts garantie à quiconque une vie de chien errant.




Un peuple Camerounais libre est un meilleur partenaire pour la France


Au détriment des intérêts de quelques entreprises Françaises qui profitent du statu quo au Cameroun, nous pensons que l'état Français devrait regarder le gros plan, regarder l'avenir, l'intérêt supérieur de nos deux peuples.

Les évènements des dernières années ont profondément entamé l'opinion publique Camerounaise sur les méthodes de la France au Cameroun.

Le régime Biya a massacré des centaines de jeunes pendant les manifestations de Février 2008 sans que les autorités Françaises ne disent mot. Le peuple est désormais suspicieux des intentions de la France, face aux agissements et dérives de la Françafrique, à l'exemple l'intervention Française en Côte D'ivoire et en Lybie. Les Camerounais veulent savoir si la France intervient au nom de la justice humaine ou tout simplement pour protéger ses intérêts. Nous pensons Monsieur le Président que vous avez l'opportunité de répondre à nos nombreuses questions et de nous rassurer sur les bonnes intentions du peuple frère de France.

A l'exemple des relations entre la Grande Bretagne et les Etats Unis, nous pensons que le Cameroun et la France peuvent entretenir des bonnes relations mutuellement bénéfiques dans un proche avenir. Entre ancienne colonie et pays colonisateur, la normalisation des relations vers le progrès est donc possible. Nos deux pays peuvent bénéficier sur les plans Politique, Economique et socio-culturel.

Le Cameroun est un pays au potentiel naturel et humain énorme. Le chômage chronique qui frappe en ce moment le Cameroun est plus une conséquence directe des actions du régime Biya. Les jeunes Camerounais abandonnés à eux même malheureusement sont obligés de joindre la masse grandissante de migrants africains vers l'Europe.  Le régime Biya soutient l’exclusion la double nationalité au Cameroun, pour ses intérêts égoïstes, un importante part du potentiel humain Camerounais se trouve aujourd’hui à l'étranger. Un potentiel capable sur le plan technique et économique de relever le Cameroun au rang des nations économiquement respectables.

Le peuple Camerounais est fatigué, de l'avis de tous, le pays est au bord de l'explosion sociale. Le risque de guerre civile est désormais plus important que jamais avec les conséquences que cela implique pour la sous-région d'Afrique centrale, région riche en intérêts pour la France.

Monsieur le président nous espérons que cette lettre trouvera écho dans votre administration et que vos actions viseront à aider le peuple Camerounais à accéder à la vraie démocratie et à la liberté. Nos liens historiques et le potentiel avenir, donnent à notre combat une issue gagnante gagnante pour nos deux pays.

Veuillez agréer monsieur le président, excellence, l'expression de notre très haute considération.

CamerNation: Mouvement de réflexion et d’action pour la démocratie au Cameroun.

mardi 1 mai 2012

Les déchus du régime Biya


L'actualité dans la presse du Cameroun, en cette fin de mois d'avril a été largement dominé par ce que tous ont appelle "le gouvernement de Kondengui". Cette expression est née du constat que, avec l'arrestation de Inoni et Marafa, respectivement ex-premier ministre et ex-ministre d'État chargé de l'administration territoriale, la liste des ex membres du gouvernement en détention a Kondengui, constitue un gouvernement complet.

Les arrestations, jugement et condamnation du gouvernement complet de Biya, représente la preuve même de l'échec et l'incapacité de cette administration et son chef suprême. Etant donné que Biya lui-même a choisi et nomme chacun de ses hauts collaborateurs qui croupissent aujourd’hui en prison, on est en droit de se poser beaucoup de questions juridiques et éthiques sur les actions, les décisions, la gouvernance du régime Biya.

Avec le gouvernement complet en prison, Biya reste le seul maitre à bord du Bateau Cameroun. Il arrête, juge et condamne ceux qui ont perdu ses faveurs sans recours aucun. A CamerNation nous avons fait un travail de reconstitution d'information sur certains de ces hauts dignitaires déchus, afin de donner au peuple Camerounais une image réelle et vivante de cette actualité. Nous tenons aussi à noter que cette liste n'est pas exhaustive, c'est un travail en cours.


Gilles Roger Belinga 


Gilles Roger Belinga

Directeur General de la SIC (Société Immobilière du Cameroun). Il a été arrêté le 21 février 2006. Détenu à la prison de Kondengui, il a été condamne le 27 septembre 2007 à 35 ans de prison, pour corruption et détournement de fond publics, environ 4 milliards de FCFA.





Emmanuel Gérard Ondo Ndong 

Emmanuel Gérard Ondo Ndong

Directeur General du Feicom. Il a été arrêté le 21 février 2006. Détenu à la prison de Kondengui, il a été condamne le 28 juin 2007 à 50 ans de prison, pour corruption et détournement de fond publics environ 14 milliards de FCFA. La liste des biens confisques par la justice est longue, elle comprend une vingtaine de villas et appartements, 7 véhicules et camions, des terrains, un compte bancaire de 6 millions CFA, un compte bancaire à Monaco de 34 millions CFA.




Joseph Edou

Joseph Edou

Directeur General de la CFC (Crédit Foncier du Cameroun). Arrêté le 21 février 2006.Detenu à la prison de Kondengui, il a été condamné le 11 juillet 2008  2008 à 40 ans de prison, pour corruption et détournement de fond publics environ 10 milliards de FCFA.




Alphonse Siyam Siwé

Alphonse Siyam Siwé

Ministre de l’Eau et de l’Energie, Directeur du Port autonome de Douala, secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Il a été arrêté le 24 février 2006. Détenu à la prison de Kondengui, il a été condamné à la prison à vie par la cour d’Appel  du Littoral le 15 juin 2009, pour détournement de deniers publics au Port autonome de Douala, environ 38 milliards.




Mounchipou Seidou

Mounchipou Seidou


Ministre des Postes et Télécommunications
Détenu a la prison de Kondengui depuis septembre 1999, il a été condamne a 15 ans de prison pour passation de marchés fictifs d'un montant de 2 milliards FCFA. En septembre 2011, il a pris une quatrième épouse étant en prison.




Urbain Olanguena Awono


Urbain Olanguena Awono
Ministre de la Santé publique. Arrêté le 31 mars 2008 il est en détention préventive à la prison centrale de Kondengui. Il est accusé d'avoir détourné 8,5 milliards FCFA.




Polycarpe Abah Abah



Polycarpe Abah Abah
"Super ministre", Ministre de l’Economie et des Finances.  Arrêté le 31 mars 2008 dans le cadre de l'opération épervier,  et écroué le 8 avril 2008 à la prison centrale de Kondengui. En détention préventive à la prison centrale de Kondengui, Il est accusé de détournement et complicité de détournement de 4 milliards FCFA.




Yves Michel Fotso


Yves Michel Fotso
Administrateur Directeur Général de la Camair (Compagnie Nationale Aérienne). Il a été inculpé pour détournement de deniers publics en coaction de la somme 17 milliards FCFA, Il est détenu à la prison centrale de Kondengui depuis le 1er décembre 2010. Il a célébré son mariage en prison le 27 Mai 2011.




Paulin Abono Moampamb


Paulin Abono Moampamb
Secrétaire d’Etat aux Travaux publics, Maire de Yokadouma. Proche de Chantal Biya,  l’épouse du chef de l’Etat il a été arrêté le 13 mars 2008. Détenu à la prison de Yokadouma, il a été condamné à 30 ans de prison par le tribunal de Grande instance, pour corruption et pour détournement de deniers publics environ 600 millions FCFA.




Pierre Désiré Engo


Pierre Désiré Engo

Directeur General de la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale),
Ministre de l'Économie et du Plan.
Il a été arrêté en 1999, condamné en 2000 à six mois de prison pour chèque sans provision, puis en 2002 à dix ans pour complicité de détournement.





Jean-Marie Atangana Mebara


Jean-Marie Atangana Mebara
 Ministre d'Etat et secrétaire général de la Présidence, Ministre de l'Enseignement supérieur, Ministre des Affaires étrangères. Il est détenu depuis 6 août 2008 dans le cadre de l'opération Epervier, il est accusé de détournement de la somme de 120 millions FCFA.




Jérôme Mendouga

Jérôme Mendouga
Ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’Amérique. Il est détenu depuis 15 Avril 2008 dans le cadre de l'opération Epervier, il est accusé de détournement de la somme de 120 millions FCFA.




Titus Edzoa


Titus Edzoa

Ministre de la Santé publique, secrétaire général à la présidence de la République, médecin personnel de Biya
En détention à la prison centrale de Kondengui, Il a été condamné le 20 avril 1997 à 15 ans de prison pour détournement de deniers publics. Il est à nouveau poursuivi depuis le 21 novembre 2008, par le gouvernement pour trafic d'influence, détournement et tentative de détournement de la somme de 61 milliards FCFA.




Marafa Hamidou Yaya


Marafa Hamidou Yaya

Ministre d’Etat chargé de l’Administration et de la décentralisation, Secrétaire général à la présidence de la République, Ministre  de l'Administration territoriale.
En détention préventive à la prison centrale de Kondengui depuis le 16 avril 2012, Il est accusé détournement et complicité de détournement de deniers publics.




Inoni Ephraïm

Inoni Ephraïm

Premier Ministre, Secrétaire-adjoint de la présidence de la République.
En détention préventive à la prison centrale de Kondengui depuis le 16 avril 2012, Il est accusé détournement et complicité de détournement de deniers publics. Son épouse, Gwladys Inoni est proche collaboratrice de l’épouse du chef de l’Etat Chantal Biya dans l'organisme Caritatif Cerac.


lundi 16 avril 2012

Marafat Hamidou Yaya à Kondengui, Inoni Ephraim entendu par le juge: l'albatros qui cache le régime en ruine.

Marafat Hamidou Yaya et Inoni Ephraim




En ce 16 avril 2012, les Camerounais se sont réveillés avec la nouvelle des derniers piliers du régime Biya à prendre location à la prison de Kondengui. La liste des dignitaires déchus du régime Biya, à finir à Kondengui, s’est à nouveau allongée. 

A CamerNation notre analyse s’est à nouveau affirmée, au-delà de l’évidence du règlement de comptes, ces emprisonnements en série confirment le désespoir d’un régime à bout de souffle.

Il faut rappeler qu’Inoni et Marafat étaient respectivement Premier Ministre et Ministre du régime Biya avant le dernier remaniement du 9 décembre 2011. Ils ont occupés multiples fonctions de haut niveau dans le gouvernement Biya durant les 20 dernières années. On peut donc dire qu’ils ont fait partie du cercle fermé du dictateur pendant cette longue période.

Inoni et Marafat sont le symbole de la pourriture au cœur du système qui est en charge au Cameroun depuis maintenant plus de 30 ans. Les jeter au cachot ne change rien à la réalité des choses. Biya ne peut convaincre personnes sur ce point, le régime qu’il impose aux Camerounais n’est pas fiable. 

Jeter une poignée de malfrats en prison ne cache pas la vérité sur le vol, l’abus de pouvoir, le détournement des derniers publics et des ressources nationales, la mauvaise gouvernance, la corruption institutionnelle et les abus divers de droits des citoyens Camerounais.

Seul la démocratie véritable, pourra lever le voile sur les crimes que ce régime essaie de dissimuler depuis maintenant quelques années en se débarrassant de ses éléments gênants.

mercredi 11 avril 2012

Le nouveau projet de code électoral: une entorse de plus à la démocratie au Cameroun

L’Assemblée nationale, absolument majoritairement RDPC (153 députés sur 180), débat en ces jours un  projet de loi qui vise à modifier le code électoral. A CamerNation nous avons étudié la pléthore d’amendements proposés par le gouvernement, dans cet article nous allons exposer les premiers résultats de notre analyse.

Notre premier constat est la volonté manifeste du gouvernement de limiter les candidatures aux postes électoraux, à des personnes fortunées. C’est du suffrage censitaire à l’inverse. Le montant de la caution requise pour les différentes élections est à la base de notre constat.

L’argent pour monnayer la démocratie


Le gouvernement propose de fixer la caution aux différents postes électoraux aux montants suivants :

100.0000 FCFA pour les élections  municipales


5 millions FCFA  pour les élections législatives


30 millions FCFA pour l’élection présidentielle

Il est important de mettre en perspective à l’échelle du Cameroun, la valeur de cette caution pour permettre meilleure compréhension.

Selon les chiffres de la Banque mondiale de 2009, le salaire annuel moyen au Cameroun était de 1170 Dollars Américain par an, environ 600.000 CFA ; ce qui revient à 50000 par mois.  Selon plusieurs études de la Banque mondiale le taux de chômage du Cameroun serait autour de 30% depuis 2001.

Ces chiffres montrent clairement que beaucoup de camerounais ne sont pas capables de réunir la somme de 100.000 FCFA de caution requis pour la candidature aux élections municipales. Nous observons qu’une petite frange de la population a des moyens nécessaires pour se payer une telle caution. Ces Camerounais sont de hauts cadres du secteur privé, des ministres et autres haut fonctionnaires de la république, des commerçants du gros commerce et des hommes d’affaires.

L’amendement qui prévoit la suspension du contrat de travail pour le candidat élu et les contraintes de campagne électorales sont des barrières naturelles pour les cadres du secteur privé et les employés de l’état. Les seules personnes capables effectivement de postuler et mener campagne à un poste électoral dans ces conditions, seront les commerçants et hommes d’affaires.

Le droit de voter est sacré, il faut lutter pour le protéger

Quels sont les vraies raisons de ce projet de loi ?


 Devant le manque de raisons précises du gouvernement à cette augmentation drastique du montant de la caution aux différentes élections, considérant le manque de bon sens que ce projet inspire, il est difficile de ne pas penser à une volonté d’exclusion. Le but visé est d’exclure les moins fortunés de la population du processus électoral, refuser aux Camerounais moyens la possibilité de postuler à un poste électoral. Ce projet de loi va limiter les potentiels candidats à une petite liste des gens riches, souvent des hommes d’affaires à la solde ou sous contrôle du régime.

Nous Pensons que ce projet est une stratégie pour le Régime de contrôler le processus et de confisquer la démocratie, voici notre raisonnement :

On sait depuis plusieurs années l’emprise que le régime Camerounais a sur les hommes d’affaires et l’entreprenariat Camerounais. Par un code fiscal opaque  et confus, le régime Biya, par le truchement de ses agents d’impôt, exerce en permanence une pression sur tout acteur économique au Cameroun. L’état Camerounais est capable de fermer toute entreprise ou commerce exerçant sur le territoire camerounais sans possibilité de recours pour les ayant droits. Les exemples de l’autorité absolue de l’état Camerounais sur le commerce et l’entreprenariat foisonnent. Tout operateur économique au Cameroun peut en témoigner du chantage et de l’arnaque dont ils sont victimes au quotidien de la part des agents des impôts. Tous les hommes d’affaires à proéminence économique moyenne ont été contraints à joindre les rangs du RDPC, pour protéger leurs affaires. Certains sont devenus députés ou maires RDPC dans  leur région d’origine pour protéger les intérêts du parti.

Un système ou les seuls personnes capables de se présenter comme candidat aux élections Municipales, Législatives ou présidentielles, sont les commerçants et autres hommes d’affaires, est un système entièrement sous contrôle du régime. Le régime Biya sera ainsi libre d’utiliser la menace fiscale pour avoir gain de cause sur le candidat. L’autocratie aura ainsi trouve un moyen plus subtile de s’imposer.

Ce projet de loi est une nouvelle attaque à la démocratie et à toute possibilité de changement démocratique au Cameroun.

jeudi 15 mars 2012

La justice Camerounaise, une mise en scène qui tue.

Pour parler de l'état moribond de la justice Camerounaise à ce jour, il est important de rappeler un peu l'histoire, comment l'état, l'autorité administrative s'en est toujours servi pour imposer ses volontés.

Le pouvoir n'a pas besoin de juger ses ennemies durant les années 1954 1960, on assiste à des massacres pur et simple des populations par les troupes françaises. C'est l'époque des castes au Cameroun, les colons, les choisis nationaux qui représentent les collaborateurs passifs du pouvoir colonial et les indigènes qui sont la majorité de la population. L'indigène c'est un homme sans droit, le colon et son armée à droit de vie ou de mort sur l'indigène. C'est l'époque des travaux forcés, de l'expropriation des terres et autres biens, le colon se sert sans ménagement, les collaborateurs nationaux vivent le bien être sans être inquiétés. Les gens sont exécutés sommairement au moindre soupçon de rébellion, c'est pour servir d'exemple et choquer les consciences. Entre 1954 et 1960, des patriotes Camerounais ont décidé de se battre, ils réclament l'indépendance. La répression de l'armée française est féroce, les villages entiers sont brules, les populations massacres ou déportés dans la foret.

Les années de braises, entre 1960 et 1970 l'armée camerounaise prend le relais, le maquis fait rage, c'est la période des têtes coupés. Ahidjo et ses sbires traquent inlassablement tous les dissidents, le General Semengue (encore en service!!!) est à la tête de l'armée. Ils traquent les supposés maquisards, brulent les villages terrorisent les populations. Les têtes coupés des ennemies est la marque de signature, que l'on brandit dans les églises, dans les tribunaux. Il y a même la création de ce qui va devenir le carrefour maquisard à Bafoussam, un lieu en plein centre-ville, ou l'armée affiche tous les jours les nouvelles têtes fraichement coupées à la vue des populations. Le but est de choquer le mental des populations, décourager les éventuels rebelles, ils veulent tuer la sédition dans l'esprit des populations.

Les années 1970 a 1980, c'est la période des procès expéditifs du tribunal militaire, qui très souvent fini par le peloton d'exécution pour les malheureux qui se trouvent en marge de l'adoration du chef suprême. C'est la période des disparitions et des arrestations arbitraires. Tout le monde y passe, surtout ceux qui ont la maladresse d'êtres taxés d'intellectuels. Des Camerounais en vacances ou qui reviennent au Cameroun après leur études, sont arrêtés et disparaissent au sortir de aéroport. Certains, les plus chanceux, ne reverront la lumière du jour que des années plus tard. Beaucoup de familles demeurent à ce jour sans nouvelles de leur bien aimé. Le lieutenant en chef de cette époque est Jean Fochivé, un homme dont le nom seul suffit à semer la terreur, même des années après sa mort. Il est le chef de la police secrète du régime Ahidjo, maitre des lieux de la fameuse prison de Cholliré, ou ses acolytes ont trainé, torturé et exécuté des centaines de Camerounais dans le secret complet.

Les années pre-multipartisme, 1980 - 1990. Cette période commence en grande pompe avec la création du RDPC en remplacement de l'UNC, un parti unique pour remplacer un autre. Les promesses de rigueur et moralisation planent dans l'air, un vœu pieux pour faire rêver le peuple et gagner du temps. Les affaires restent les mêmes, l'équipe gouvernementale est restée la même, les fidèles de l'ancien régime sont progressivement balayés. Fochivé n'est pas du reste, il est un symbole embarrassant du régime Ahidjo, il est la preuve même que les choses n'ont pas changé. Biya le met en arrière-plan pour mieux continuer la répression. Les libertés fondamentales continuent à être violés, la liberté de la presse soufre énormément. Les Journalistes sont arrêtés et jetés en prison pendant des années sans procès. Les manifestations publiques sont écrasés dans le sang, les dissidents politiques sont arrêtés leur biens saccagés ou confisqués. Les étudiants de la seule université de l'époque, l'université de Yaoundé se soulèvent, ils réclament les meilleures conditions d'étude et de logement. La répression est terrible, il y a des centaines de morts et de disparitions. L'état nie tout par la voix de son porte-parole le régime clame qu'il y a eu "Zéro mort".

Les années 1990 à aujourd’hui, le régime est forcé d'accepter le multipartisme. Dans le fond rien n'a vraiment changé, on assiste à une confiscation systématique du pouvoir Judiciaire par la présidence de la république. C'est l'heure de la centralisation effective des pouvoirs, il faut s'armer contre le multipartisme. Les juges et autres procureurs deviennent de facto les bourreaux à la solde du régime. Les ennemis du régime tombent sous des faux procès, la presse continue de payer le prix fort. Les journalistes sont arrêtés, les locaux des organes de presse sont saccagés. Les procès bidons sont conduits contre toute dissidence, des citoyens jetés en prison pour des décennies sans que leur crime soit élucidé encore moins prouvé.

La politisation et embrigadement de la justice par le régime se symbolise en 2012 par trois cas. Trois citoyens victimes des rouages d'un système bien huilé, une justice au service d'un régime répressif et incompétent:


Enoh Meyomesse


Enoh Meyomesse

Ecrivain et activiste politique Camerounais, il a été arrêté le 22 novembre 2011 à l'aéroport de Yaoundé Nsimalen à son retour d'un voyage à Singapour. De l'aéroport il a été immédiatement détenu par les forces de l'ordre. Il a été gardé pendant 30 jours dans des conditions d'isolation sordides à l'est du pays. Il est Interrogé, torturé a maintes reprises et ses affaires personnelles sont pillées par des forces de l'ordre. Il est paradé à la télévision nationale, comme une terreur publique, tenant une simple feuille de papier avec la mention: 'Vol aggravé'. Il est jeté à la prison de Kodengui sans procès, ou il passe des jours difficiles loin de sa famille et de ses amis.

Si Enoh est accusé de 'vol aggravé', comment l'accusation est-elle menée par un tribunal militaire? Est-ce la compétence du tribunal militaire de s'occuper des affaires de vol impliquant des civils?

Notons que l'accusation mentionne aussi de 'détention d'armes de guerre', est-ce la mention 'armes' qui justifie la compétence du tribunal militaire dans cette affaire? Si tel est le cas les photos des de ces armes font presque rire si la situation n'était pas si sérieuse. Et puis, ces armes palissent en comparaison avec les armes qu'on a retrouvé entre les mains de gangsters et braqueurs, et paradé a la télévision nationale a maintes reprises. Pourquoi le tribunal militaire ne s'est pas souvent mêlé des affaires de braquage?

Ah, ils ont ajoute 'complicité et complot de coup d'état' a la charge. Rappelons le résumé des charges pour mettre en perspective le caractère rocambolesque de cette affaire. Enoh Meyomesse est accuse par le tribunal militaire de vol d'or des réserves de l'état, le quel or a été vendu pour acheter des armes de guerre avec pour but de faire un coup d'état. Les autorités n'ont jamais trouvé d'or ni d'armes sur Enoh ou à son domicile.
Enoh Meyomesse entouré de présumés complices, à Bertoua


La présence du tribunal militaire ici, montre la proximité de l'affaire du cœur du régime. Les choses ont été décidées en haut lieu, Biya lui-même veut avoir l'œil sur cette affaire. Le régime veut s'assurer qu'elle contrôle le règlement de compte avec un détracteur, un critique qui pique. Enoh s'est avéré trop ennuyeux pour le régime lequel veut s'en débarrasser pour de bon. Notons que la candidature d'Enoh à l'élection présidentielle de 2011 a été rejetée.



Vanessa Tchatchou


Vanessa Tchatchou


Agée de 17ans au moment des faits, cette jeune femme a accouchée dans les bonnes conditions à l'hôpital gynécologique de Ngousso Yaoundé, il y a 7 mois environs. Le bébé a disparu peu de temps après l'accouchement. Son bébé a disparu sans traces, personne ne semble savoir ce qui s'est passé, aucune explications de l'hôpital, pire le mutisme des autorités. Aucune enquête viable n’a été entreprise par les autorités. La jeune mère et sa famille ont été abandonnées à elle-même. Au prix de milles efforts, l'alerte a été entendue par la population qui s'en est mêlé. Entre temps, Vanessa Tchatchou est restée cloitrée dans son lit de l'hôpital pendant 7 mois.

Les autorités se sont finalement décidées à y regarder de près quand la réclame populaire s'est faite de plus en plus forte. Des camerounais qui manifestaient devant l'hôpital ont été arrêtés. Au fort de la tourmente, le porte-parole du gouvernement a déclaré sans aucune preuve matérielle que l'enfant de Vanessa est décédé. Le comble de l'irresponsabilité.

Les pistes de suspects n'ont pas été explores ni par la police ni par les fonctionnaires du ministère de la justice. Le 12 mars 2012, Vanessa a été enlevée de force de l'hôpital, par les éléments de force de l'ordre, l'ordre de la faire déguerpir les lieux serait venu de très haut, elle est brutalisée sans ménagement avant d'être jetée devant le domicile familial.

Vanessa Tchatchou à l'hôpital ou elle a passé près de 7 mois.


Le cas de Vanessa, qui est connu par tous aujourd’hui comme le cas du bébé vole, est le symbole d'une société ou la justice n'existe pas pour le citoyen moyen. La justice au Cameroun reste une affaire des gens connectés, l'homme de la rue est ignoré quand il n'est pas lui-même victime de la répression de la machine étatique.


Paul Eric Kingue


Paul Eric Kingué


Cet ancien maire de Njombe Penja 2007-2008(il a été maire pendant 3 mois),  a publiquement dénoncé, les exactions de l'armée sur les civils de sa commune qui manifestaient contre la vie chère. Apres juste 3 mois de service, le maire Paul Eric Kingue a été suspendu par le ministre de l'administration territoriale.

Vraisemblablement en représailles à ces dénonciations, il a été arrêté pour incitation à la violence des jeunes lors des manifestations contre le changement constitutionnel de 2008, le 29 février 2008 avec certains de ses collaborateurs. Il faut noter que beaucoup de Camerounais sont descendus dans la rue pour protester contre le changement de constitution de 2008, qui donnait a Biya la liberté de briguer un nouveau mandat en enlevant la limite sur ne nombre de mandats présidentiels.

En prison dans les conditions déplorables à la prison de New Bell, Paul Eric Kingue a ensuite été inculpe de multiples chef d'accusations, dont le plus notoire est le détournement de fonds publics une somme qui s'élèverait a 10, 296,200 FCFA.

Le 10 mars 2011 son fils unique de 11 ans meurt en son absence après 5 jours d'hospitalisation à l'hôpital laquintinie à Douala. Il recevra du tribunal la permission d'assister à l'enterrement, la seule mise en liberté qu'il reçoit depuis des années d'incarcération.

Paul Eric Kingue à la prison de New Bell

Le 29 Février  2012 il est condamné à vie par le tribunal de grande instance du Moungo, la peine maximale qu'on puisse donner à un être humain. Pour quel crime? Même si Paul Eric Kingue était coupable de vol, quel guide juridique prévoit qu'on puisse condamner un homme à vie pour avoir volé 10, 296,200 FCFA? Cette affaire a à coup sûr l'air d'un règlement de compte. Le régime veut en faire un exemple, à l'époque du gang Ahidjo-Fochivé il aurait fait face au peloton d'exécution ou aurait pourri dans les geôles de Cholliré. Le temps passe les méthodes changent.

Le cas de Paul Eric Kingue est le symbole même du degré de manœuvre que le régime a sur la justice du pays. La justice fonctionne telle une clé multifonction, dont toutes les combinaisons sont essayées jusqu’à ce qu'on trouve celle qui ouvre la prison dans laquelle le régime de Yaoundé souhaite vous jeter. Ceux qui osent défier le pouvoir, sont ainsi sévèrement punis par la longue main noire du pouvoir. Une justice démesurée et sans limites, une fois que le citoyen est pris, il est broyé, torture et banni en dehors de tout cadre juridique ou légal. Les juges qui ont jeté Paul Eric Kingue en prison ne lisaient pas le droit, ils n'ont pas applique le droit, ils ont appliqué la volonté du grand manitou Biya.

Paul Eric Kingue enchaine à Lapiro de Mbanga, le symbole de la justice Camerounaise

Le message est simple: la dissidence et l'opposition ne sera pas toléré sous le régime Biya. Le régime possède la justice, la police, les procureurs et les juges sont des fidèles servants de sa majesté, des gardes qui frappent très dur au premier coup de sifflet. Malheur aux pauvres citoyens.

lundi 27 février 2012

Pour un développement économique durable du Cameroun: le plan de CamerNation

Le plan de développement économique de CamerNation est conçu et calquée sur, l'histoire des pays développés, il prend en compte, les avancées technologiques à ce jour et les atouts et ressources naturelles du Cameroun.

Nous pensons que le développement économique du Cameroun est une urgence, au vu des besoins pressants de notre peuple et des challenges auxquels notre pays est soumis. Nous ne sommes pas naïfs non plus, nous comprenons qu'une véritable avancée économique va passer par des changements politiques profonds. Le régime Biya a montré ses limites de par son manque de volonté d'agir, son incompétence a répondre aux besoins des Camerounais et particulièrement son obstination a tout faire pour garder le pouvoir au risque de retarder l'évolution du Cameroun pour des décennies.

Le plan de CamerNation passe par des investissements et maitrise des couts. Plusieurs facteurs sont pris en compte: l'énergie, l'éducation, les infrastructures, l'agriculture et la santé.

1- Les énergies renouvelables: Le control des coûts d'énergie comme poumon du développement économique du Cameroun

Partout dans le monde, le développement des sources d'énergie et la maitrise des coûts représentent un challenge majeur pour les gouvernements, le Cameroun n'est pas en reste. Le monde étant devenu un grand village, les Etats Unis vont payer le même prix pour l'essence que le Cameroun, sinon moins. Notre pays ne pourra pas tenir dans ses plans de développement pour longtemps si nous devront débourser le même prix que les pays riches. Une alternative s'impose. Comme dans les pays riches, il est opportun de vite changer nos habitudes, d'investir dans des énergies renouvelables, afin de contrôler les coûts et de protéger notre développement fragile.

Le choix du Cameroun, des alternatives à l'essence en particulier et énergies fossiles en général, doit se faire en tenant compte de plusieurs facteurs clés: La disponibilité immédiate, les atouts naturels et le coût sur le long terme.

On a souvent entendu dire que le Cameroun a des réserves pétrolières importantes, cette source d'énergie ne répond pas au facteur primaire de la disponibilité immédiate. Il faut environ 5 ans pour l'exploitation effective d'un gisement de pétrole, des coûts d'investissement et d'exploitation sont importants et le Cameroun ne dispose pas de savoir-faire sur place. Le pétrole attise la convoitise des pays et gouvernement puissants, ce qui a souvent été source de conflits et d'instabilité dans beaucoup de pays producteurs.  L'exploitation du pétrole contribue à la destruction massive des ressources et zones naturelles. Il est clair que le pétrole n'est pas un atout favorable pour le développement énergétique et économique du Cameroun.

L'énergie solaire semble un choix naturel pour le Cameroun. Les atouts naturels qui sont l'apport abondant du soleil et notre climat tropical, le coût aujourd’hui abordable et la disponibilité de la technologie, font de l'énergie solaire un choix énergétique fiable pour le Cameroun.
L'état devrait encourager l'importation et la fabrication sur place des matériaux pour la construction de panneaux solaires, la formation des techniciens en énergie solaire et la consommation de l'énergie solaire. L'état doit créer un programme prévoyant la solarisation de tous les bâtiments de l'administration publique sur 5 ans. Apporter l'aide aux ménages et entreprises prives pour solariser les maisons et bâtiments.

A l'énergie solaire doit s'ajouter l'éolienne et toutes les autres sources alternatives d'énergie.

En faisant des économies sur les coûts n'énergie dans les bâtiments publiques l'état va dégager des surplus de fonctionnement qui pourront être injectés dans d'autres programmes de développement.

Les ménages et les entreprises vont aussi largement bénéficier d'une source d'énergie constante à faible cout.


2- L'agriculture, potentiel majeur du développement économique du Cameroun

L'agriculture doit rester la pierre angulaire de l'économie Camerounaise. Le Cameroun dispose des atouts naturels majeurs: La majeur partie du territoire Camerounais est composée de terres très fertiles, le Cameroun est entourés de pays défavorisés qui constituent un marché intouché, il existe un savoir-faire local de haute qualité, notre agriculture est l'une des plus variées du continent.

Au-delà du fait que l'agriculture soit source d’un produit d'exportation a grand potentiel, elle assure ce qu'on a appelé l'autosuffisance alimentaire. Ce qui veut dire qu'il fut un temps ou la population camerounaise disposait des moyens pour s’acheter de quoi manger, un temps ou les marchés Camerounais offraient des produits a des couts abordables. Ce temps est bien révolu, malheureusement la politique du régime Biya a fait que ce ne soit plus le cas.

La politique du régime Biya prescrit, l’abandon total des zones rurales, le développement minimal des zones urbaines, la centralisation totale du gouvernement, la réduction systématique des fonds alloués au développement des communes rurales et programmes de développement. Cette politique a largement contribué à la baisse de la production agricole au Cameroun. Les campagnes et zones rurales, zone de production par excellence, ont été abandonnés par les jeunes, l’exode rurale  a atteint des records historiques. La production a chuté avec pour conséquence immédiate la hausse record des prix de produits de base, la raréfaction voire la disparition de certains produits.

Le développement agricole va donner à manger à nos populations. Une population bien nourrie est à l'abri des maladies lies à la malnutrition ce qui va diminuer les coûts de sante publiques. Les ménages pourront économiser de l'argent et le réinvestir dans l'économie, pour par exemple participer à l'effort d'éducation des enfants ou à la création des petites entreprises.

Le marché local représente un potentiel majeur de développement économique. Il représente plus de cent millions de personnes, si on cite les pays riverains et une partie du Nigeria, qui achètent actuellement au Cameroun.

Le développement d'une agriculture naturelle au Cameroun pourra trouver preneur dans les pays développés en Europe et en Amérique.

Le coût grandissant des produits de transformation tels que le Cacao, le Café, le palmier à huile et le coton, représente une source de capitaux important pour le Cameroun.

Un développement responsable de l'agriculture, qui respecte des contraintes environnementales et sociales, est la source d'où le Cameroun va puiser des revenus pour le développement effectif du pays.


3- L'éducation un atout majeur du développement économique

Un peuple éduqué est un peuple préparé aux challenges de demain. Au regard du développement technologique rapide que le monde observe aujourd’hui, il est primordial que le Cameroun se prépare à ne pas rater ce qu'il convient d'appeler la deuxième révolution industrielle.

La maitrise de la technologie et du savoir-faire moderne est la clé du futur de toute nation. Le faible capital de base que requiert l'industrie informatique et la relative disponibilité du savoir à travers l'internet, sont des facteurs qui mettent une éducation de haut niveau à la disposition des Camerounais.

L'état devrait organiser avec nos moyens limites, des structures qui permettent de canaliser le meilleur des connaissances jusque dans les salles de classes de nos écoles et universités.

Le Cameroun n'a pas besoin de plusieurs ministères pour gérer l'éducation. C'est un éparpillement de ressources matérielles et humaines, que d’avoir un ministère de l’éducation de base, un ministère de l’éducation nationale et un ministère de l’enseignement supérieur. Un seul ministère d'éducation devrait voir le jour avec à son cœur des départements charges de dynamiser l'éducation autours des besoins culturels, industriels et économique du Cameroun. Si un pays comme les Etats Unis ont un seul ministère de l’éducation (US Departement of Education), le Cameroun peut faire de même.

Le Cameroun a besoin d'un système d'éducation flexible et adaptée au monde moderne, notre éducation doit répondre à nos besoins et exigences économiques en priorité.


4- La double nationalité: Les camerounais de la diaspora peuvent répondre au besoin d'investisseurs étrangers

Dans un article précédent nous avons démontré les atouts et potentiels économique de la double nationalité. Permettre une libre circulation des Camerounais de la diaspora va apporter du souffle nouveau à l'économie Camerounaise. La diaspora va apporter un grand apport en capitaux. Les chiffres de la banque mondiale   montrent que, le montant total de transfert d'argent de la diaspora vers le Cameroun s'élevait à 148 millions de dollars en 2010. Ces 148 millions est supérieur a la balance budgétaire du Cameroun en 2009, qui s'élevait a environ 57 millions de dollars, solde d'un total de 3,8 milliards de dollars de recette contre 3,7 milliards en dépenses.

On a souvent entendu dans les discours officiels la nécessité de courtiser les investisseurs étrangers. Etant donné la position sociale politique et économique du Cameroun, il est juste de penser que les investisseurs étrangers de vont pas se bousculer aux portes du Cameroun de sitôt. La diaspora Camerounaise est en position de jouer ce rôle avec efficacité.
La diaspora Camerounaise détient un apport en technologie et un savoir-faire, pouvant égaliser et rivaliser avec les pays développés. Les chiffres de la banque mondiale montre que les Camerounais de l'étranger sont à près de 40% diplômés d'universités, bon nombre sont diplômés des universités et écoles Européennes et Américaines.

La politique de développement économique du Cameroun devra inclure la diaspora, qui avec ses capitaux et savoir-faire va être un pilote majeur des petites et moyennes entreprises, véritable poumon d'une économie moderne. Même aux Etats unis les petites et moyennes entreprises sont responsables de l'innovation et de la création de plus de la moitié des emplois, selon le bureau du recensement Américain.

5- Le développement des infrastructures et grand travaux: échange matières premières contre infrastructures.

Le Cameroun n'a pas les moyens de rapidement développer des infrastructures routiers et chemin de fer pour conduire notre développement urbain et agricole. Nous avons des richesses naturelles et matières premières rares, dont la grande grande majorité reste inexploitée. Le Cameroun n'a pas des moyens de lancer une exploitation rapide de ces matières premières. Nous ne pouvons le faire à temps pour supporter d'autres efforts de développement qui doivent commencer immédiatement.

A l’image des pays Africains tels que Congo démocratique et l’Angola qui ont commencé l'implementation de cette politique, nous avons besoin de partenaires qui disposent des capitaux et de la technologie. La Chine est un de ces pays, qui ont de besoins énormes de matières premières pour subvenir à leur industrie à croissance record. La chine dispose d’énormes capitaux, de la volonté et de l’expérience dans des échanges matières premières contre développement des infrastructures.

Une bonne étude de nos réserves minières peut nous donner les données nécessaires pour échanger des quantités raisonnables contre le développement des infrastructures dont nous avons cruellement besoin.

Le Cameroun a besoin de tripler le réseau ferroviaire, nous avons besoin d’un chemin de fer fiable pour rejoindre les coins les plus recules de notre pays aux grandes villes. Nous avons besoin d’un réseau de support du transport interurbain dans les grandes villes de Douala et Yaoundé, pour aérer le transport routier urbain, faciliter l’accès et la sortie des centres villes et accélérer le développement de banlieues.

Le réseau routier camerounais est en piteux état, il a besoin d’une réhabilitation presque totale. Ce réseau doit être au moins double pour permettre une connexion fiable des zones rurales aux zones urbaines et une modernisation totale du réseau urbain dans les grandes villes.

Ainsi nous pouvons échanger une partie de nos ressources du sous-sol contre des autoroutes et vois de chemin de fer pour joindre les quatre coins du Cameroun. Les chantiers d'infrastructures et de mines vont créer des emplois et un échange de technologie bénéfique pour le Cameroun.

6- La sante: La lutte contre la maladie et le control des coûts de sante publiques est un point majeur du développement économique.

Le paludisme demeure un problème majeur de sante publique au Cameroun. Selon l'OMS c'est une maladie à elle seule qui coute près de 40% du budget de sante publique en Afrique sub-saharienne. Plus de 50% des hospitalisations sont due au paludisme et c'est la majeure cause de mortalité chez les moins de 5 ans à savoir 20%. Selon la même étude de l'OMS le paludisme peut entrainer la baisse du produit intérieur brut jusqu'à 1,3%. C'est donc un fléau majeur au développement économique du Cameroun.

Le paludisme étant une maladie relativement facile prévenir selon les spécialistes, la prévention contre le paludisme doit être au centre de la politique économique du Cameroun. Le paludisme n’est pas seulement un problème de santé publique majeur, c'est un problème économique de très grande envergure.

L’état doit faire des efforts supplémentaires dans la prévention des maladies endémiques, prévenir les épidémies et le Sida. Des structure d’action et d’urgence doit être mise sur pied auprès aux différents pôles national de santé, pour lutter efficacement contre les épidémies sporadiques. La réaction lente et souvent inefficace de l’état et du ministère de la sante aux épidémies de choléra et méningite, a souvent eu pour conséquences : des pertes énormes en vie humaine et la destruction totale des économies des régions entières.

7- La simplification des procédures douanières, la baisse et le control de coûts de douane sur les équipements informatiques, électriques, agricole et industriels.

Le développement économique du Cameroun va passer par une industrialisation et automatisation accélérée. L'histoire nous montre que les pays d'Asie du sud Est, a l'instar de la Malaisie, la Corée du Sud et même le Vietnam, qui notons le étaient pratiquement au même niveau économique que le Cameroun en 1960, ont connu une vraie croissance économique avec la mécanisation et l'automatisation. Aujourd’hui ces pays sont dits émergents et ont des économies comparables à celle de certains Européens.

Le gouvernement a donc la responsabilité d'aider les entreprises Camerounaises à importer les machines et équipements dont ils ont besoin à des prix abordables.

Un assouplissement des procédures et coûts douaniers vont favoriser : la mécanisation de l’agriculture, l’informatisation des structures et de la vie sociale, le développement des énergies renouvelables, la modernisation de nos structures de santé et le développement des réseaux routier et ferroviaire du Cameroun.



A CamerNation, nous pensons que ce programme économique est la clé d’un développement durable du Cameroun. Son application va passer par un changement radical de la politique du gouvernement, une implication totale du peuple Camerounais, une assistance de premier plan de l’état, une dynamique sociaux juridique nouvelle et une volonté manifeste de tous d’aider le Cameroun à rattraper le temps perdu.